|
|
02 / 05 / 2011
WEBEDIA : les opérations spéciales représentent 90% de notre CA
Rachat de Cinemovies.fr, Chartsinfrance.net et Oiap.com fin 2010, lancement de onlyDesign en début d'année... L'éditeur Webedia continue de se développer sur lesthématiques féminines et divertissement et compte créer une dizaine de nouveaux sites en 2011.
Entretien avec son PDG et fondateur, Cédric Sîré. Quel est le positionnement de Webedia ? "Webedia est un éditeur thématique qui s'adresse principalement aux femmes dans deux univers : le glamour, avec nos sites Purepeople.com, Puretrend.com, Pureshopping.com et Dailyconso.com et le divertissement avec les sites Purefans.com, Puremedias.com, Purecine.com et Purecharts.fr. Ces trois derniers sites sont issus d'acquisitions faites en 2010 : Cinemovies.fr pour le cinéma, chartsinfrance.net pour la musique et ozap.com pour les médias. Aujourd'hui, notre audience est diversifiée : un tiers vient des moteurs de recherche, un tiers de sites référents (plus de 2 000) avec lesquels nous avons des partenariats de contenus comme avec Yahoo!, et le reste arrive en direct." Quel est votre modèle économique ? "Nous sommes sur un positionnement gratuit, qu'il s'agisse de nos sites ou de nos applications mobiles, et nous le resterons. Nous produisons de l'information légère, du divertissement et, quel que soit son niveau de qualité, je ne crois pas que soit une information pour laquelle on pourra faire payer les gens. Notre métïer est de produire des contenus à forte valeur ajoutée et de les monétiser avec beaucoup de valeur ajoutée également. C'est pour cela que nous nous positionnons comme la régie des opérations spéciales. Nos opérations sont des opérations publicitaires complètes, qui comprennent systématiquement des dimensions communautaires, éditoriales, événementielles... Toutes les régies affirment aujourd'hui réaliser des opérations spéciales mais c'est ce que l'on fait depuis trois ans, elles représentent 90% de notre chiffre d'affaires publicitaire. Le budget d'une opération spéciale peut aller de 20 000 à 200 000 euros, la fourchette est extrêmement large. Nous n'avons pas une logique de portail, de volume mais une logique extrêment affinitaire." "Nous sommes en mesure de cibler très précisément l'audience sur nos différents sites, en fonction de la catégorie visée par l'annonceur. Nous disposons de notre propre ad server, qui nous permet de monitorer au quotidien les audiences et les performances des campagnes." Vos activités éditoriales sont souvent liées à des offres de shopping... "Le shopping est un autre moyen de monétiser les contenus, d'autant que les mois creux de la publicité sont les mois forts du shopping : janvier, juillet... Pureshopping, notre guide d'achat spécialisé dans la mode, la décoration et l'ameublement, dégage un beau chiffre d'affaires à lui seul, avec un modèle au CPC. Ce n'est pas simplement un moteur de shopping, mais un moteur « intelligent », qui permet par exemple de rechercher tous les vêtements qui ont la même couleur ou la même forme, dont nous gérons et intégrons les flux. Quand on fait des news édiiorialisées avec des produits shopping, on arrive à engager 10 X de l'audience chez un marchand." Quels sont vos projets pour 2011 ? "Nous couvrons désormais assez bien les univers du glamour et du divertissement. En 2011, nous allons lancer une dizaine de nouveaux sites, en faisant des incursions sur deux nouveaux univers, avec deux nouvelles marques. Le quotidien tout d'abord, autour de la marque Daily, à travers des sites thématiques sur la maman, la cuisine, le bien-être et le loisir — on hésite encore sur ia maison —, et le luxe, avec la marque Only, à l'image de notre dernier site Onlydesign. Là aussi, nous travaillons sur des verticaux dans le domaine de la beauté, de la mode, de l'enfant. À chaque fois nous examinons les acteurs déjà installés, mais honnêtement, il n'y a pas grand chose à racheter dans le web français I Avec l'ensemble de ce réseau, nous pourrons adresser toutes les femmes e! répondre aux demandes des annonceurs. Nous voulons répondre à nos deux marchés : nos clients lecteurs, en leur offrant des contenus de qualité, sur des thématiques porteuses, et nos clients annonceurs en leur proposant une concentration de leur cible sur quelques thématiques." Allez-vous vous arrêter là ? "S'arrêter de se développer sur internet, c'est mourir, nous n'avons pas vraiment ie choix I La seule manière de continuer à prendre des parts de marché, c'est de continuer à innover et de lancer de nouvelles activités. C'est parfois pénible parce qu'on ne peut jamais se poser mais c'est aussi ce qui est intéressant." |